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L’histoire du Club de Rome
Posted By The Club of Rome On July 11, 2012 @ 7:58 pm In Default | Comments Disabled
Une villa tranquille et un big bang.
En avril 1968, un petit groupe international de professionnels issus du monde de la diplomatie, de l’industrie, des milieux universitaires et de la société civile se sont retrouvés à Rome dans une villa tranquille. Invités par un industriel italien, Aurelio Peccei et un scientifique écossais Alexander King, ils sont venus discuter du dilemme d’une réflexion à court terme dans les relations internationales et surtout de l’inquiétude face à la consommation illimitée des ressources au sein d’un monde de plus en plus interdépendant.
Lors de cette réunion, tous les participants se mirent d’accord pour consacrer l’année suivante à sensibiliser les leaders internationaux et les plus grands décideurs aux problèmes majeurs internationaux concernant l’avenir. De cette manière, ils voulaient offrir une approche nouvelle et originale, en se concentrant sur les conséquences à long terme d’une interdépendance mondiale croissante et en appliquant des systèmes de pensée destinés à comprendre le pourquoi et le comment de la situation. Le Club de Rome était né.
Très vite, l’originalité de leur approche est devenue claire. En 1972, la campagne de ce groupe qui devenait de plus en plus important, groupe composé d’individus partageant la même opinion a acquis une nouvelle réputation mondiale avec le premier rapport du Club de Rome : ”Halte à la croissance ? ” (The Limits To Growth), réalisé par une équipe de chercheurs spécialisés en science systémique du MIT (Institut Technologique du Massachusetts) à la demande du Club de Rome. Ce rapport exposait un nombre de scénarios et mettait en avant les opportunités dont dispose la société pour concilier le progrès durable avec les problèmes environnementaux.
Les conséquences internationales de cette publication dans les domaines de la politique, de l’économie et de la science sont plus connues sous l’appellation de “Big Bang” : le Club de Rome a rapidement démontré la contradiction existante entre un mode de consommation matérielle illimité et effréné au sein d’un monde où les ressources sont en nombre limité, l’association a fait de ce problème une priorité mondiale.
Grâce à la mise en avant de scénarios provocateurs et d’une vision tournée vers le long terme, le Club a vendu 12 millions de copies traduites en 30 langues à travers le monde entier.
Se construisant sur ce succès, le nombre d’adhérents devenait de plus en plus important étant donné que le club continuait à publier des rapports sur les problèmes mondiaux qu’il identifiait. Il a surtout réussi à sensibiliser davantage les leaders mondiaux et les principaux décideurs concernant une réflexion à long terme relative sur l’interaction difficile entre le développement économique des hommes et la fragilité de la planète. Ceci a contribué à la création de Ministères de l’Environnement dans de nombreux pays.
Un combat contre une complexité croissante, contre la globalisation et contre une interdépendance grandissante.
Dans les années 1980, le Club de Rome continua son travail de haut niveau à l’échelle mondiale. Il contribua considérablement au développement de l’idée de durabilité, ce qui fut un élément clé pour mettre en évidence l’interdépendance de l’environnement et de l’économie.
Au même moment, le Club de Rome a élargi le but de son travail et a fait progresser les programmes mondiaux dans les domaines de l’éducation, du social, et de l’environnement. A l’époque, les rapports du Club de Rome tels que Microelctronics and Society, The Future of The Oceans ou No Limits to Certainty refléttaient des inquiétudes communes et la complexité grandissante , ainsi que l’interrelation des problématiques mondiales majeures.
A partir du travail réalisé dans les années 80, le Club de Rome continua ses actions dans les années 90 en se concentrant sur les problèmes majeurs tels que la fracture numérique entre le Nord et le Sud, la gouvernance mondiale et la diversité culturelle. Des rapports tels que Capacity to Govern, Factor Four: Doubling Wealth – Halving Resource Use et No Limits to Learning ont eu une influence particulière en montrant comment agir pour parvenir à des solutions.
Cette période a également vu l’émergence de plusieurs Associations Nationales du Club de Rome, ces dernières rassemblaient des individus intéressés qui menaient des actions au niveau national en accord avec la mission du Club International permettant ainsi d´étendre l’engagement interne et externe du Club.
Malgré ces actions, le Club de Rome commençait à perdre l’influence de ses débuts puisque l’on se dirigeait vers l’idée que les problèmes mondiaux pouvaient se résoudre avec « la magie du marché ». Comme elle arrivait difficilement à transmettre ses idées à la communauté internationale et à attirer l’attention et la participation des générations plus jeunes, d’autres initiatives émanant de la société civile ont commencé à faire concurrence aux actions du Club.
Un nouveau départ
Au début du 21ème siècle, des problèmes internationaux tels que les inégalités mondiales grandissantes, les conséquences du changement climatique et la surexploitation des ressources naturelles ont démontré que les réflexions fondamentales du Club de Rome étaient largement correctes et ses actions ont suscité un regain d’intérêt : une consommation et une croissance illimitée sur une planète aux ressources limitées n’est pas une situation viable et est en réalité dangereuse.
Ces dernières années, le Club de Rome s’est engagé dans une série de nouvelles actions et a modernisé son organisation et sa mission. Son engagnement pour trouver des moyens nouveaux et pratiques permettant de comprendre les problèmes mondiaux et celui de mettre en application sa pensée sont plus forts que jamais.
La taille et le nombre d’Associations Nationales ont continué d’augmenter: désormais, elles sont au total de 30 à travers le monde entier représentant plus de 1 500 cotisations d’individus engagés sur 5 continents. Elles sont devenues des piliers du travail international du Club, en élargissant et en renforçant les actions et la conscience du Club International avec l’aide du European Support Centre (NDT) de Vienne.
Think Tank 3, connu sous le nom de TT30, a été crée en 2000 afin de mobiliser de jeunes professionnels, le Club reconnait en effet l’importance fondamentale de la vision des générations plus jeunes. Il s’est avéré être un organe stimulant et précieux du Club de Rome.
Début 2008, le Club de Rome a déménagé son secrétariat de Hambourg (Allemagne) à Winterthur (Canton de Zurich, Suisse). Il a formé une nouvelle équipe et travaille de près avec un certain nombre d’institutions privées et publiques, et cherche également de nouvelles manières d’impliquer le grand public. Depuis mai 2008, il a également lancé un programme d’une durée de trois ans, qui fera partie des priorités du Club jusqu’en 2012.
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Traduction vers l’anglais [1] dans le cadre du projet de traduction gratuite pour les ONGs et les associations sans but lucratif [2]. Projet réalisé par Mondo Services. Traducteur : Rousset Céline
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[1] Traduction vers l’anglais: http://www.mondo-services.co.uk/French-translator.85.0.html
[2] gratuite pour les ONGs et les associations sans but lucratif: http://fr.mondo-lingua.org/traduction-web.html
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